Retour vers l'introduction ►       TEST YONGNUO YN622C-TX / CANON 5DIII

TEST 1           Voir le diaporama des expositions ►

Flash cobra Yongnuo YN568EX II
connecté directement au boîtier
par le sabot

Synchronisation sélectionnée HSS
(HSS = High Speed Sync ou Synchro haute vitesse)

Ouverture constante f/5.6
iso: 1000

Test synchro lente et synchro rapide:

1/30e - 1/60e - 1/125e - 1/160e - 1/200e
1/250e - 1/500e - 1/1000e - 1/2000e

Note: Ce test étant identique à celui du flash Canon, c'est le seul qui sera présenté ici.
Le but est d'avoir un test de référence avec une synchronisation basique, boîtier / flash et de mettre en parallèle celui-ci avec les tests réalisés avec les transmetteurs radio, les flashs de studio et la synchro câble.

Rappel: la synchro-X du 5D III est au 1/200e.

Constatations:

Stabilité de l'exposition sous la synchro-X, avec une petite perte de 1/10e d' IL au 1/160e. Au dessus de la synchro-X perte régulière de puissance liée à l'emploi du mode HSS (environ 1 IL par vitesse supplémentaire).

Pour résumer c'est un comportement standard, donc une bonne base de référence pour les autres tests (ci-dessous).

Les calages d'exposition se faisant par 1/3 de puissance flash une petite différence d'une exposition à l'autre est normale.

TEST 2

Flash cobra Yongnuo YN568EX II
connecté au transmetteur YN 622C

Module de commande YN 622C-TX
connecté au sabot du boîtier.
Synchronisation sélectionnée HSS

Ouverture constante f/5.6
iso: 1000

Test synchro lente et synchro rapide:

1/30e - 1/60e - 1/125e - 1/250e
1/500e - 1/1000e - 1/2000e

Note: Le flashmètre fonctionne par pas de 1/3 d' IL, il témoigne de la variation de la puissance du flash.

Constatations:

Stabilité de l'exposition sous la synchro-X. Au dessus de la synchro-X perte régulière de puissance liée à l'emploi du mode HSS.

L'obturation au 1/30e correspond au 16ème de puissance du flash et l'obturation au 1/2000e à sa pleine puissance.

Le comportement est similaire au mode flash par sabot, la synchronisation via les transmetteurs n'a donc pas d'incidence visible sur l'exposition.

C'est également l'illustration indirecte des limites du mode HSS. Par exemple avec le flash à sa pleine puissance, le choix des valeurs suivantes 1/8000e f/5,6 à 200 iso, réduit la portée de celui-ci à 40cm environ.

 

 
 TEST 3

Flash Monobloc studio 600W
connecté par câble

Synchronisation sélectionnée
Prise synchro PC (ou X)

Ouverture constante f/5.6
iso: 200

Test synchro lente et synchro rapide:

1/60e - 1/125e - 1/160e - 1/200e
1/250e - 1/500e - 1/1000e

Note: La synchro par câble va permettre de constater la problématique des flashs de studio. En général ceux-ci produisent un éclair plus long qui interfère avec la fermeture du second rideau en synchro-X.

Constatations:

En fait les préconisations du manuel Canon concernant les flashs de studio sont exactes (Recommandation du 1/30e ou du 1/60e).

Une légère augmentation de puissance à partir du 1/125e est nécessaire pour maintenir l'exposition stable. On remarque à partir du 1/60e un assombrissement progressif du bas de l'image, ce qui correspond au départ du second rideau. Plus la vitesse d'obturation est rapide et plus le rideau occultera l'image.

Pour résumer la vitesse maxi de synchro est le 1/60e, voire le 1/125e selon le type de prise de vue.

À noter, une balance des blancs différente des autres essais, je suppose en rapport avec la détection de la connexion de la prise synchro PC.

 
  TEST 4

Flash Monobloc studio 600W
connecté au transmetteur YN 622C

Module de commande YN 622C-TX
connecté au sabot du boîtier.
Synchronisation sélectionnée HSS

Ouverture constante f/5.6
iso: 200

Test synchro lente et synchro rapide:

1/60e - 1/125e - 1/250e - 1/500e
1/1000e - 1/2000e

Note: Ce test permet d'apprécier une des possibilités des transmetteurs Yongnuo, le fait de pouvoir utiliser le mode HSS avec un flash non compatible.

Constatations:

On remarque à partir du 1/60e un assombrissement progressif du bas de l'image jusqu'à la synchro-X (Identique au Test 3).
On peut effectivement synchroniser le flash à haute vitesse jusqu'au 1/8000e.

Au delà de la vitesse de synchro-X  le bas du cliché commence a être surexposé. La surexposition (1) s'accroit en fonction de la rapidité de la vitesse d'obturation pour atteindre un peu plus de 1 IL  au 1/8000e.

En résumé en mode HSS chaque flash non compatible risque d'avoir un comportement différent en fonction de sa durée d'éclair. L'emploi des vitesses au delà de la synchro-X risque de produire une exposition irrégulière avec une balance des blancs altérée. On peut malgré tout envisager cette  solution comme dépannage pour dépasser ponctuellement la synchro-X  avec un flash non compatible dont on connaît les caractéristiques.

 
TEST 4 suite:   Quelle est la raison de cette surexposition (1) ?

Le transmetteur sur le sabot permet d'activer le mode HSS standard au profit d'un flash non compatible. C'est donc la durée native de l'éclair du flash qui permettra ou ne permettra pas la synchronisation des hautes vitesses. Les flashs de studio qui produisent en général un éclair plus long sont donc les partenaires idéals pour cette pseudo synchronisation rapide. On l'a vu précédemment, dans le cas de la synchronisation liée aux vitesses rapides, c'est une fente crée par les deux rideaux qui démasque le capteur, l'éclair pour illuminer l'intégralité de la scène doit donc avoir une durée égale ou supérieure à la vitesse de synchro-X.

Le revers de la médaille dans ce cas, c'est que l'éclair n'a pas la même intensité sur la durée, la décharge étant non linéaire. Pour les mêmes raisons la température de couleur (balance des blancs) de l'éclair du flash risque d'être variable.

Au vu du test ci-dessus le pic d'éclairage (crête) se situe juste après le départ des rideaux suivi par une décroissance d'intensité. (Pour la cohérence du déplacement des rideaux, ne pas oublier que la photo est inversée sur le capteur et qu'un phénomène observé en bas de la photo se situe en haut de la fenêtre d'exposition).C'est donc la correction de la sous-exposition due à la perte d'intensité de l'éclair dans la partie supérieure de la photo qui a occasionné la surexposition de la partie inférieure.

Voilà si vous avez compris tout ça on est sorti d'affaire...

En résumé, pour utiliser le mode HSS avec des flash de studio non compatibles, il faudra d'abord tester le flash en espérant que la durée d'éclair soit suffisamment longue. Puis confronté à une qualité de lumière inégale d'un bord à l'autre de la photo il faudra envisager de faire des arbitrages au niveau de l'exposition en fonction des sujets traités.

Un test en extérieur serait utile pour voir si le problème est minoré en lumières mixtes.

 

 

Utilisation d'un flash cobra non compatible en mode HSS (High Speed Sync ou haute vitesse)

Pour un flash cobra non compatible, les choses vont être différentes, car la durée de l'éclair varie énormément en fonction de la puissance utilisée (de 1/400e environ au 1/20 000e de seconde). À pleine puissance l'éclair sera long et on obtiendra à haute vitesse un résultat analogue à celui du flash de studio (sous-ex de la partie haute de la photo), par contre l'utilisation des puissances intermédiaires va raccourcir considérablement la durée de l'éclair et nécessairement une partie du rideau viendra occulter l'image.

A titre d'exemple, une série de photos réalisées avec un flash cobra non compatible HSS (Nikon SB26) monté sur un transmetteur YN 622C.

Photo 1   Elle est réalisée au 1/250e (c'est à dire juste au dessus de la synchro-X du Canon) en mode HSS commandé par l'émetteur YN 622-TX fixé sur le sabot. Le flash est à la puissance 1/1 et l'exposition calée sur le premier plan ce qui génère une sous-ex sur l'arrière plan.

Photo 2   On sélectionne 1/4 de puissance sur le flash et on ajuste la sensibilité pour conserver des valeurs d''ouverture et d'obturation identiques au premier cliché. La vitesse de l'éclair augmente et "gèle" le second rideau.

Photo 3   Vue alternative avec la pleine puissance du flash où on corrige la sous-ex de l'arrière plan (en augmentant la sensibilité), ce qui provoque une surexposition du premier plan.

Photo 4   On redescend sous la synchro-X au 1/60e pour obtenir un éclair de flash "normal". On constate que le premier plan et l'arrière plan sont exposés de manière uniforme.

Cobra1 250e f16 iso 320

1/ Cobra Pleine puissance - 1/250e - f/16 - iso 320

Cobra1 250e f16 iso 1250

2/ Cobra 1/4 puissance - 1/250e - f/16 - iso 1250

Cobra1 250e f16 iso 800

3/ Cobra Pleine puissance - 1/250e - f/16 - iso 800

 

 

 

 

Cobra4 60e f16 iso 125

4/ Cobra Pleine puissance - 1/60e - f/16 - iso 125

Studio-6x7-YNL'aspect pratique, le test en situation.

2 Flashs Yongnuo YN568EX II montés sur les récepteurs YN 622C

1 Torche compacte 600w connectée à un récepteur YN 622C

3 Softbox

Le module émetteur YN 622-TX monté sur le sabot du boîtier

La seule "difficulté" sera de gérer manuellement la torche puisqu'elle n'est pas compatible avec le système de contrôle speedlight externe Canon (Softbox à droite...  c'est bon, je marcherai...)

J'ai attribué un groupe à chaque récepteur, A,B et C de façon à avoir 3 possibilités de réglages distincts. Le mode HSS est sélectionné pour les 3 groupes, mais je ne l'utiliserai pas car ma vitesse d'obturation sera le 1/125e. Le groupe A correspond à la torche. Quels que soient les réglages opérés sur ce groupe via le module de commande, ils seront sans effets puisque le récepteur ne peut pas communiquer "finement" avec la torche.

En l'occurrence, le module de commande peut faire uniquement deux choses avec un flash non compatible:

  • Déclencher le flash
  • Lui appliquer le mode HSS (avec les réserves qui ont été émises précédemment) ou la synchro sur le second rideau.

Par contre pour les deux autres flashs, c'est royal, tous les réglages sont disponibles:

  • Manuel avec réglage de la puissance par valeurs entières ou par 1/3 de valeur.
  • E TTL avec correction de + ou - 5 IL (EV)
  • Coupure du flash si besoin
  • Possibilité de régler le zooming de la tête flash
  • Choix de la synchro flash: 1er rideau, second rideau et HSS (s'applique à l'ensemble des flash)
  • Possibilité de mixer les modes manuels et E TTL

J'ai opté pour les réglages manuels sur chaque groupe, le set up est réalisé en quelques minutes, et la rétroaction immédiate des réglages  via l'interface du boîtier apporte un confort de travail évident.

 Le résultat

RB 67 ProSD (© creaphot.fr)Objectifs 6x7Mamiya RB 67(© creaphot.fr)

 

 

Conclusion

 

CONTRE

  • Les réglages de groupes et de canaux sont sur le coté des appareils, lors des manipulations pour mettre ou retirer le flash si l'appareil est allumé, la prise en main décale régulièrement les réglages et dans le feu de l'action on met un petit moment à comprendre pourquoi le flash ne déclenche pas.
  • La fixation étant prévue principalement pour une griffe porte-flash il n'y a pas de dragonne livrée avec l'appareil (un emplacement est prévu pour en mettre une heureusement). Avec les flashs de studio le transmetteur pendouille donc lamentablement au bout de son câble. Une boucle de fixation réalisée avec du fil de pêche épais permet de résoudre le problème.
  • Les problèmes potentiels de garantie (en cas d'import direct ou en passant par des fournisseurs internet non scrupuleux).

 

POUR

  • Parfait pour l'environnement auquel il est destiné (flashs compatibles).
  • Réglages intuitifs et faciles d'accès.
  • La portée du signal est excellente et permet par exemple un déclenchement derrière un gros mur de 60cm d'épaisseur.
  • Sauvegarde automatique des réglages en cours.
  • Firmware upgradable pour le 622C-TX.
  • Le rapport qualité prix imbattable.
  • La possibilité de synchroniser en haute vitesse des flashs non compatibles (monoblocs studio). On ne peut guère critiquer cette option qui ne fait pas partie ouvertement des caractéristiques du produit (doc. constructeur).   C'est donc à ce titre un petit bonus qui propose une solution envisageable ponctuellement.

Ni POUR NI CONTRE

  • Le système est principalement destiné à être utilisé avec des flash cobra, en extérieur ceux-ci sont rapidement pris en défaut de puissance. L'emploi de modeleurs (boîte à lumière - bol beauté) en sera d'autant plus délicat. Le style de prise de vue devra donc s'adapter à cette contingence technique.

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